Sophie Galabru, Le visage de nos colères (Ed. Flammarion)

Dans l’espace public et notre quotidien, la colère affiche de multiples visages. Systématiquement discréditée, au point d’être ridiculisée, elle ne cesse pourtant de gronder – et nous redoutons son tumulte. Que faire de nos colères ?

Quand on nous incite à cultiver une attitude docile et à étouffer nos colères, afin de nous rendre plus désirables, c’est au silence que l’on nous habitue, voire au renoncement. Mais pour nous défendre face aux agressions intimes et politiques, comme pour garantir notre liberté, pourquoi ne pas puiser dans ces colères créatrices, celles des artistes et des minorités en lutte pour leur liberté ? Ces colères sont en nous – encore faut-il apprendre à les habiter.

En disséquant cette émotion défendue, Sophie Galabru construit une philosophie émancipatrice et stimulante pour affronter l’intolérable, et propose un manifeste puissant : la colère, loin d’être destructrice ou haineuse, pourrait bien être la clé de notre vitalité.

– Editions Flammarion

Qui est Sophie Galabru ?

Agrégée et docteure en philosophie, professeure de philosophie au lycée et à l’université, les recherches de Sophie Galabru portent notamment sur la phénoménologie, la philosophie du temps et de la narration. Elle a publié en 2020 Le temps à l’oeuvre. Sur la pensée d’Emmanuel Levinas (Hermann).

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